Sur l’île aux alouettes…

diegou de sahiContrairement à l’image à la une de l’œuvre de l’Ivoirien Diégou De Sahi, l’histoire se déroule en France sur une parcelle de terre presque paradisiaque. Où sont embastillés en masse  de jeunes enfants  ainsi que de belles filles naïves, trompés puis enlevés des 4 coins du monde et  destinés à la prostitution , la pédophile et plus encore jusqu’à ce que mort s’en suive.

L’intrigue de ces 135 pages qui donnent des sueurs froides réside dans les commanditaires et auteurs de  ces crimes. Les responsables du business sexuel très organisé ne sont rien d’autres que des servants du Christ communément appelés hommes de dieu. Dans cet œuvre, des prêtres, pasteurs, sœurs et frères   endossent leurs soutanes les plus sombres et sont tout sauf  des enfants de cœur. Oui, Sur ce beau bout de terre idyllique alcool,  sexe toutes orientations confondues, argent sale, bible  et enfants se côtoient dans la normalité la plus crue.

Pas que ça ! Dans l’œuvre, il y a l’autre histoire, celle du propre auteur Rodolphe. Toute aussi mouvementée que celle de l’ile… Sa mésaventure amoureuse d’avec la belle Ingrid débute pourtant par un Coup de foudre, un mariage précipité, puis les inévitables : disputes, violences conjugales, infidélités. Ensuite les difficiles séparations suivies plus loin d’un meurtre et procès. Une certaine dualité d’histoires qui fusionnent comme les pièces d’un puzzle. L’auteur arrive tant bien que mal à plonger le lecteur au cœur de deux récits parallèles dont l’un se déroule dans son foyer  et l’autre sur l’ile où se côtoient, passions, crimes et religion.

Deux histoires en une qui se lisent d’un trait.  Écrites dans un langage accessible à tous, avec un style fluide et simple qui demande un brin de concentration  tout même au risque de se perdre dans l’affaire des alouettes et celle d’Ingrid Rodolphe. Une belle aventure qui vous plonge et vous ouvre  les yeux sur les réalités désormais connues  du  monde actuel : la pédophilie dans le milieu ecclésiastique et le crime passionnel.

Alors certes, La couverture ne fait vraiment  pas le moine. Les deux femmes nues d’origine africaine accompagnées de leurs bambins aux airs de primitifs à l’ombre sur une parcelle perdue du monde ne sont pas attrayantes.  Mais, la métaphore, la comparaison s’arrête là. Ni plus, ni moins. Et si vous comptez vous arrêtez à ce détail moins accrocheur, vous risquez de passer à côté d’un autre genre de polar. Un roman  de la trempe de ceux d’Agatha Christie assaisonné à la sauce locale.

 

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