« LOUCHA » pour dire non à l’excision, Ordre d’Odile Parel

Loucha imgQuand une femme excisée atteint l’orgasme, elle peut rendre le monde meilleur. Ce dogme Odile Parel Loucha en est la preuve vivante. Il résume parfaitement la vie, le parcours et l’évolution d’une mutilée.

Dans “lève- toi” , son roman d’à peine 40 pages c’est l’horreur, l’ignominie, l’excision et son procédé lâche chez le peuple Dan de l’ouest de la Côte d’Ivoire qui y est décrit.

Le langage dans cette œuvre est courant voir familier. Les termes sont crus. Les textes sont décousus. La ponctuation peu expressive, mal employée. Les phrases sont longues. Le suspense est mal entretenu. Mais ces faux pas d’écriture ne vous  empêcheront pas d’entendre le cri strident, le sempiternel appel à l’aide de cette fillette de 8 ans. C’est à vous fendre le cœur. Sa douleur et sa souffrance ! Elle se meurt sous la lame de ses exciseuses. Et cela avec la caution de son père et la participation active de sa mère. Ses protecteurs, ses modèles, ses parents… puis ses bourreaux.

on la tire de dessous le drap. Elle se fait jeter à terre et n’entend rien. Tout à coup on lui écarte les jambes et on coupe, on coupe… encore et encore. On la tient pour qu’elle ne se débatte pas, car elle tente en vain de s’échapper. La douleur est insupportable et crie à l’aide en vain

fille excisée

image archive

HOR RI BLE !

Après ce rituel, Odile, n’est plus la même. Elle vient de perdre ses orgasmes intimes dans des conditions atroces. Elle est marquée et porte désormais une cicatrice témoin qu’elle n’hésite pas à afficher en photo dans son livre. Des séquelles psychologiques également. Le mépris de ses parents, son estime de “soi” est au plus bas niveau. Son manque de confiance est grand et permanent .

Après un , deux puis plusieurs échecs amoureux avec un divorce à la clé, son jour de gloire, son épanouissement sexuel sonne enfin. L’orgasme est atteint en 2008. La communication dans son dernier couple a participé  à cette victoire sur les mutilations génitales.

Aujourd’hui épanouie, confiante et plus sûre d’elle, Odile est prête à affronter le monde. Son expérience, son témoignage, un cas d’école , son leitmotiv, son incubateur de projets. “Loucha”, une œuvre, une ONG et demain, dans un avenir très proche se veut devenir une clinique de chirurgie réparatrice. Pour voir ce rêve devenir réalité, Odile est à pied d’œuvre.

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16 réflexions sur “« LOUCHA » pour dire non à l’excision, Ordre d’Odile Parel

  1. sarah dit :

    Je suis fière de vous, j’ai aussi subi l’exision et je suis ivoirienne et je souffre également et je serai très heureuse de discuter avec vous.

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  2. Alema dit :

    Tous mes encouragements. Pourais je avoir votre email ou phone afin de pouvoir commander le livre

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  3. sartorem dit :

    Merci Odile pr ton combat. Je suis de tout cœur avec toi. Que Dieu te bénisse encore abondamment. Bisous. Marie-Claire

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  4. Aicha dit :

    Bonjour

    Je me présente , je m’appelle Aïcha. Je vous ai écrit parce j’ai vu votre reportage.J’ai voulu en savoir davantage comme c’est sujet aussi qui me tient à coeur.Hamdoulilah je n’ai jamais subit ce calvaires mais j’ai dans ma famille des tantes,cousines et ma mere qui sont passé par là. J’effectue une dissertation justement à ce sujet et j’aurai aimé si possible obtenir d’avantage d’informations complémentaires. Serait t-il possible de faire un interview avec une personne de votre organisation ou vous même qui pourrait répondre à mes questions et éventuellement me montrer l’évolution, changement ou autres??je trouve admirable la lutte que vous defendez et vous remercie et vous encourage dans votre lutte
    Mes coordonnées sont aicha.sidib@gmail.com

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  5. salut, je suis Edith kouamé et j’aimerais si possible savoir s’il l’ONG LOUSHA est représentée ici en Cote D’ Ivoire je veux dire. si oui puis je avoir les coordonnées, merci

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  6. Adame dit :

    Bonjour, je suis de tout cœur avec vous, ne lâchons rien, cette pratique dangereuse doit cesser! Cela porte non seulement atteinte a l’intégrité de la (future) femme, mais engendre aussi de nombreuses complications par la suite. Il faut conscientiser les populations aux risques importants et réels (infections, kystes, écoulement des règles et de l’urine douloureux , accouchements très difficiles). En parler, c’est déjà beaucoup en terme de progrès! Cela contribuera a faire reculer, puis complètement cesser l’excision. Il faut arrêter!!!

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  7. tbakharry dit :

    A reblogué ceci sur AH BEH FÔHet a ajouté:
    Mon coup de cœur du jour. À l’occasion de la 13eme journée mondiale de lutte contre l’excision, je souhaite rendre hommage à toutes ces jeunes filles, femmes, nos soeur, mère victimes de cette pratique ignoble. Malgré la mobilisation mondiale, cette pratique continue malheureusement même si beaucoup à été fait. Merci Rita pour cet article.

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  8. emilie dit :

    Bonjour à tous, je viens de voir un extrait d’une émission où Madame Parel Loucha était interviewée. Je tiens simplement à vous dire qu’en tant que femme, je vous soutiens. Je suis blanche, née en France mais si j’étais née de l’autre côté.. combien de fois aurais-je aimé que quelqu’un m’évite ce supplice. J’ai également lu il y a plusieurs années le livre de Khadi Koita « mutilée ». J’ai fini le livre d’une traite en pleurant et en ressentant par ses mots la douleur entre mes jambes. J’avais d’ailleurs écrit un petit « article » sur une page guinéenne. J’ai également eu plusieurs conversations avec des amis africains hommes. Ce qui m’a choqué c’est que certains, pourtant bien cultivés, m’ont dit que c’était comme cela et que si cela posait un problème aux femmes, elles se seraient manifestées depuis longtemps.. Il n’y a pas assez d’information y compris en France. C’est un problème qui existe ici. On pourrait bien avec des spots publicitaires tout comme pour les violences familiales. Pourquoi pas ? J’espère que cela finira par se terminer. Je salue votre courage Madame Parel Loucha pour avoir écrit et témoigné. Je ne fait pas partie des enfants qui pouvaient s’inquiéter de cette pratique mais je suis une femme et en tant que femme je pleure pour mes petites soeurs qui vivent et vivront ce cauchemar. Grand respect pour vous. Emilie

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